SYNDICAT MIXTE DES BASSINS VERSANTS DU RÉART, DE SES AFFLUENTS ET DE L’ÉTANG DE CANET SAINT-NAZAIRE

Un territoire à enjeux

 Avec cette diversité de phénomènes, une grande partie du territoire est exposée aux inondations notamment dans la basse plaine. Ainsi, c’est près de 26000 personnes qui sont en zones inondables dans le bassin versant de l’étang de Canet-St Nazaire.
La mise en œuvre de la directive européenne inondation, 2007/60/CE fixe un cadre d’évaluation et de gestion des risques d’inondation à l’échelle du bassin Rhône Méditerranée en priorisant les secteurs concentrant les plus forts enjeux humains et économiques appelés TRI (Territoire à Risque inondation Important). Ainsi, le TRI de Perpignan-St-Cyprien compte 43 communes soumises aux aléas de débordements de cours d’eau et de submersions marines (dont 12 communes sur le bassin versant de l’étang de Canet-St Nazaire). Il regroupe 312 573 habitants permanents et sa population saisonnière atteint plus de 350 000 personnes.
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 Limite du TRI de Perpignan-St Cyprien (Source : DREAL LR)
 
La directive inondation transcrite dans le droit français en juillet 2010 se décompose en 3 phases :
- L’EPRI (l’Evaluation Préliminaire du Risque Inondation) : recensement des inondations historiques et constituon d’une base de données, la BDHI (Base de Données Historiques sur les Inondations).
- La cartographie des zones inondables sur les principaux cours d’eau
- La mise en place d’un Plan de Gestion du Risque Inondation (PGRI) au niveau du district Rhône Méditerranée et de Stratégies Locales de Gestion du Risque Inondation (SLGRI).

Par ailleurs, la particularité du bassin versant est de présenter un grand nombre de passages à gué, passages établis dans le lit mineur de nombreux correcs (ruisseaux) à sec et notamment du Réart. Il existe près de 70 structures traversantes de ce type sur l’ensemble du bassin. Ces points particulièrement exposés focalisent les pertes humaines à chaque crue. En effet, les passages à gués sont empruntés par de nombreux automobilistes qui, malgré la fermeture des passages forcent le passage (mars 2013, 1 victime à Pollestres, mars 2011, 2 morts à Pollestres et Villeneuve-de-la-Raho,...). Les cours d’eau sont à sec la majeure partie de l’année et n’apparaissent pas comme une menace. Si les passages à gué sont fermés même lorsque le lit est toujours sec il existe un risque de submersion rapide. A savoir, qu’une voiture flotte à partir de 30 cm d’eau. Et malgré une hauteur d’eau faible, si les vitesses de courant sont rapides cela peut emporter les véhicules et les personnes.

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Voiture tentant de traverser un passage à gué submergé = danger (Source SMBVR)